Le dieu argent

Si nous prenons le temps de regarder autour de nous, nous ne pouvons qu’admettre l’enlisement du Système dans un connu sans issue pour l’humanité. La grande majorité des habitants de cette planète vit dans l’ignorance ou le refus d’ouvrir la boîte de Pandore, abusée par une mécanique bien rôdée dont les inepties et les dérives sont visibles partout mais sont systématiquement banalisées sous prétexte d’un monde « qui est comme il est », tenu par un régime planétaire où le profit et le pouvoir font loi. Les dénonciations en tous genres, les initiatives qui sont prises çà et là pour enrayer la machine, y compris celles guidées par des objectifs concrets dans des secteurs spécifiques, sont toutes sans exception circonscrites à un univers restreint, ou purement et simplement anéanties par l’inertie. L’inertie c’est ce puissant broyeur d’initiatives qui s’oppose à toute transformation, qui stoppe notre élan individuel et nous impose la limite de notre connu parce que nous la cautionnons tous à quelque part, ne serait-ce que par la peur d’assumer qui nous sommes globalement. Qu’est-ce qui sous-tend la puissance de l’inertie ? Pourquoi des idées impulsées par l’imaginaire ne sont souvent même pas conscientisées ou sont systématiquement contestées par le mental ? Pourquoi remettre à plus tard ce qui nous motive ? Pourquoi prioriser la raison qui se nourrit des références plutôt que l’imaginaire ouvert aux possibles de l’instant ?

Et si l’histoire d’un instant justement nous imaginions un monde sans argent, un système planétaire dénué de cette valeur qui force à accepter n’importe quoi pour vivre ou survivre dans la jungle du monde de la finance.
Il serait comment ce monde ?
Il générerait quoi comme mode de fonctionnement sur le plan individuel ?
Il en découlerait quoi comme organisation sur le plan collectif ?
Quel serait l’éventail des possibles pour celui ou celle qui se sent responsable d’Agir ?
Quel serait le niveau de responsabilisation individuelle si chacun avait le minimum pour vivre grâce à une saine gestion des ressources ?
Quelles seraient les perspectives concrètes pour les habitants de cette planète s’ils assumaient de manière responsable d’affirmer leurs talents en connexion réelle avec les nécessités de l’instant liées au respect, à la valorisation et à la sublimation de notre vaisseau mère et de son équipage ?

La puissance de l’imaginaire c’est le non limite qu’il procure dans la projection des possibles. Et si l’imaginaire était de tout temps les prémices de la réalité, une forme d’impulsion de l’univers quantique que notre cerveau est en mesure de capter lorsque nous sommes disponibles et ouverts aux possibles. Si nous regardons attentivement, n’importe quelle révélation scientifique ou artistique procède d’une intuition qui génère une idée ou une expérience face aux possibles captés consciemment ou non. Pourquoi ? Parce que tout est déjà là, rien ne se crée. Les éléments en présence, qu’ils soient matériels (particules, matière) ou énergétiques (ondes, information), sont captés par l’humain engagé dans sa démarche. Car le moteur du passionné est l’enthousiasme, c’est une énergie pure qui ouvre des perspectives parce qu’elle nous connecte à l’universel au-delà de l’égo individuel. L’individu dans cet état est disponible à capter large, il est le pont entre l’univers quantique et l’univers physique, il révèle des aspects qui étaient encore dans l’ombre de notre inconscient. C’est là que les références au connu sont transcendées parce que l’individu est plein de la réalité qu’il sublime dans et par la manifestation de son monde individuel qui est connecté au tout universel. Dans cet état, la frontière entre dedans et dehors est décloisonnée, tout est unité pour celui qui vit ouvert et disponible à la globalité. La fiction (la puissance de l’imaginaire) et la réalité (captée par les sens) sont matricées par l’humain qui révèle consciemment l’évolution au cœur de la matière.

Repartons de l’idée d’une vie sur terre sans argent, où chacun est engagé à la hauteur de son implication dans les activités qu’il assume avec enthousiasme. L’individu est nourri par l’expression de ses talents, guidé par son intégrité, cette réalité individuelle unique connectée à l’universel. A ce stade, la notion d’être responsable et d’assumer son secteur de compétence face à l’évidence des nécessités de l’instant prend tout son sens. La conscience d’être un monde unique qui participe à l’harmonie globale devient palpable pour celui qui assume d’être pleinement à sa place et de rayonner sa réalité sans rien chercher d’autre qu’être ce qu’il est. Nous sommes chacun une pièce unique du puzzle et vivre son monde c’est participer à révéler l’ordre cosmique dans le plaisir de sublimer la matière par amour pour la vie, par respect pour l’évolution et pour sa propre évolution. C’est ça la puissance de l’humain, assumer son état de procréateur en se libérant des références et des protections induites par la peur et l’ignorance pour être disponible à vivre la plénitude de l’Être et de l’Agir en accord avec le regard qu’il pose sur la réalité de l’instant. Pour ça toute obligation d’ordre financière ou morale est à proscrire puisqu’elle musèle nécessairement l’individu dans son rôle social avec toutes les dérives sur les plans psychologiques et physiques que cela engendre étant donné que son agir est le fruit d’une contrainte et non d’un état responsable. Oui la transition est un « défi totalement délirant » pour celui qui voit ça depuis la lucarne de ses références et qui pense, plutôt que de s’ouvrir à regarder la globalité qui l’habite pour objectiver son propre potentiel.

Tout comme la Science et les Arts, la capacité d’écrire sur un clavier pour exprimer les aspects de la réalité abordés ici est également le fruit des nécessités de l’évolution. Lorsque la maturité est atteinte, rien ne peut endiguer la puissance de la Conscience. 2018 c’est la percée dans l’inertie et celui qui est en mesure de concevoir que nous sommes des vecteurs conscients qui habitons un corps physique en maturation, est aussi capable d’imaginer les perspectives qu’offre l’accessibilité consciente à la réalité quantique qui nous ouvre les yeux sur la réalité perceptuelle encore largement réduite par le mental et sa peur du non connu. Dépasser la profondeur, la largeur et la hauteur des trois dimensions de l’espace et même la quatrième dimension du temps, ça ressemble à sortir de l’océan après s’être fait prendre dans un rouleau qui nous a violemment maintenu au fond de l’eau ; nous nous retrouvons sur le bord de la plage avec une vision éclairée de ce qui vient de se passer parce que nous sommes nus et contents d’être encore là. Dans la cinquième dimension, celle de la conscience, l’objectivation est une réalité permanente parce que nous sommes constamment la tête hors de l’eau, heureux d’être nus et disponible au « rien », au-delà de l’espace et du temps, dans la réalité unique de l’instant qui se passe de toute référence pour pouvoir être captée, regardée et sublimée sans autre privilège que d’assumer son rôle d’être conscience impulsée par l’imaginaire moteur d’affirmation de soi au service de l’ordre universel. Ouvrir les portes à sa globalité c’est laisser ses prétentions de côté pour entrer dans l’illimité des possibles et révéler le résultat de son évolution en assumant de s’ouvrir et d’accueillir avec humilité l’immensité de notre condition d’humain encore galvaudée par l’illusion que génèrent les trois piliers de l’asservissement que sont l’argent, la stigmatisation du sexe et les symboles.

Prenez un instant pour regarder le contenu du site www.basta.international, posez-vous la question si entrer dans la globalité de votre réalité vous intéresse, le non choix est de toute façon une évidence face aux nécessités de l’évolution. Le tout est de décider si vous attendez confortablement installés dans l’inertie que la vie vienne vous bousculer avec pertes et fracas, ou si vous assumez de vous bouger pour accéder à ce que vous êtes déjà sur le plan quantique. Comme n’importe quel aspect qui émerge à la conscience d’un ou plusieurs individus, ceci n’est que de l’information, chacun est responsable de décider de sa suite même si d’un point de vue du cosmos (l’ordre universel) le choix n’existe pas. Il est question ici du bonheur de vivre la plénitude de sa réalité dans la matière ou de souffrir par le décalage qui s’accentue entre le résultat de l’évolution de chacun et le refus d’intégrer et de révéler son état global dans le plaisir d’être ce que nous sommes : un être humain heureux d’être au service de Madame la Vie.

DAVID 11032018

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