Est-ce d’après-toi normal de vivre ta vie en mode questionnement sans fin ?

Le mode question

Notre monde est un point d’interrogation géant où chacun se fraye un chemin dans la forêt des doutes qui mène à demain. Regarde juste le nombre de fois dans la journée où tu te poses des questions, où tu utilises la forme interrogative pour t’exprimer, où tu préfères te réfugier derrière une proposition ouverte plutôt que de dire franchement ce que tu veux. Tu vis sur une planète aux possibilités multiples et la plupart du temps tu restes enfermé dans tes petits souliers, en veillant à ne pas trop déranger, ou en t’arrangeant pour que les autres ne viennent pas t’importuner. Commence est-ce possible à l’heure où le monde n’a plus de secret pour personne que tu en sois encore à vouloir te protéger, en cherchant à te donner une contenance, plutôt que d’exprimer avec plaisir ce qui te fait vibrer ?

La situation est simple et complexe.

Simple parce que la quasi-totalité de l’humanité est contrôlée par de puissants réflexes de méfiance dus à la méconnaissance de l’autre et à la peur de l’inconnu. Complexe parce que ces réflexes sont alimentés par l’inconscience de son propre état d’Être et l’ignorance du caractère universel de chacun. Une fois connecté à Soi la peur de l’autre s’estompe car nous réalisons que nous sommes au cœur d’une unique et même Réalité. Là où ça se complexifie, c’est que pour être connecté à Soi, ça demande de baisser la garde du mental pour entrer dans le monde des sensations. Ça exige d’accueillir l’information captée par les sens, sans rien détourner. Or nos réflexes de protection sont en amont de nos sens, à tel point que tu dois « réfléchir » à deux fois pour me dire ce que tu ressens à l’instant précis où tu lis ces lignes… Elle est là la limite, à peine l’information entre, que déjà tu analyses par anticipation : « il veut en venir où avec sa salade… qu’est-ce que ça me rapporte ça… il est qui pour écrire ça… ». Ç’est instantané : la peur d’être dérangé te contrôle, tes pensées t’isolent de tes ressentis, tu te déconnectes de l’information que ton corps te transmet en limitant ton rapport direct aux sens. Les préjugés, la contestation et l’interprétation sont systématiques, ils font partie de ta « normalité ». Cet œil critique que tu as développé pour te protéger forme en continu une image conforme aux références que ta mémoire régénère en permanence. La raison gouverne ton réel, d’où la question est-ce que ton réel est en résonnance avec la Réalité ? Ton réel est un mélange de réalité et d’illusion parce que tout est amalgamé entre tes références et la conscience que tu as de l’instant. Tu superposes chaque nouvelle situation avec les conclusions de ton vécu passé. Tu actives en boucle les mêmes interprétations et tu réitères des agissements connus à des degrés variables selon les circonstances. Tu restes en circuit fermé dans un mode que tu « maîtrises » sans voir que ton réel ne tient pas compte de la réalité globale de l’instant. Tu vis dans ta tête, entre satisfaction et insatisfaction, peur et soulagement, croyance et projection, alors que c’est connecté à tes sens dans l’intensité du Prendre que l’addition des plaisirs mène au Bonheur d’aimer être vivant.

DAVID 25112017

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